Quinta-feira, 21 de Setembro de 2017
ISSN 1519-7670 - Ano 19 - nº958

VOZ DOS OUVIDORES > LE MONDE

Robert Solé

01/03/2005 na edição 318

‘Que se passe-t-il au Monde ? Depuis des mois, certains lecteurs posent la question avec insistance. Ils s´étonnent de lire ou d´entendre ailleurs ce qu´ils auraient aimé apprendre dans leur propre journal. Ou alors ils dénoncent la ‘langue de bois’ avec laquelle ce dernier parle de lui.

‘Pour avoir des informations un tant soit peu détaillées et fiables sur ce qui se passe au Monde, il faut… acheter d´autres journaux’, remarque amèrement Jean Beaujonau (Paris). Une lectrice de Malakoff (Hauts-de-Seine), Evelyne Piffeteau, m´écrivait de son côté le 20 janvier : ‘Plus de supplément aden depuis le début du mois. Sauf erreur, je n´ai rien lu à ce sujet dans Le Monde.’ Second courrier de la même lectrice le 25 janvier : ‘Une brève sur la suppression d´aden, mais aucune explication sur les motifs : j´appréciais beaucoup ce supplément, sera-t-il remplacé par autre chose ? Aucune explication non plus sur les choix de la nouvelle formule dans Le Monde d´hier. Mais je crois avoir entendu que le directeur de la rédaction s´en expliquait sur France-Inter…’

Le manque de place ne peut être invoqué. Surtout depuis que Le Monde s´est donné une page ‘Médias’ quotidienne dans laquelle il n´hésite pas à éplucher les faits et gestes de ses confrères. Déjà, à l´automne 2004, un internaute, Gérard Quélin, m´écrivait : ‘Ce matin, vendredi 24 septembre, Le Monde m´en a davantage appris sur le plan de réduction des effectifs du Parisien que sur le sien. On veut bien vous aider, par les abonnements, la fidélité (depuis trente ans pour ma part), mais un peu plus d´explications ne nuirait pas au débat.’

Bien sûr, tout ne peut pas être dit. Dans une entreprise, certaines informations sont confidentielles ; d´autres peuvent porter préjudice à des personnes ou au journal lui-même. Mais, dans la plupart des cas, il n´y a pas grand-chose à cacher. Le silence n´est qu´une mauvaise habitude, et il pénalise Le Monde, car les lecteurs finissent toujours par apprendre par la bande ce qu´on ne leur a pas dit. ‘Je suis particulièrement choqué d´avoir à glaner ailleurs des informations, y compris à la radio ou à la télévision et, notamment, de la bouche de ceux qui ne vous aiment pas, écrit Gilles-Daniel Percet (Paris). Lecteur du Monde, premier concerné et dernier informé ?’

Ce ne sont pas seulement des informations embarrassantes (comme les mauvais résultats des ventes) qu´on est tenté de mettre sous le boisseau. Une pudeur excessive conduit à négliger, par exemple, les nominations de journalistes. Pourquoi les lecteurs seraient-ils privés d´explications et de détails ? Le moindre changement de présentateur à la télévision donnant lieu à un article dans Le Monde, on ne voit pas pourquoi celui-ci ne ferait pas mieux connaître sa nouvelle direction de la rédaction, ses nouveaux chefs de service ou de rubrique. Si la discrétion était de mise dans le journal d´antan, qui s´évertuait à ressembler à un couvent, elle passe aujourd´hui pour une cachotterie suspecte.

Soyons juste. Le Monde n´est pas le seul média à pécher de ce côté-là. Serait-il si difficile de parler de soi quand on a vocation à observer les autres ?

Me faisant le porte-voix des lecteurs qui s´intéressent – très légitimement ! – à la vie de leur journal, j´ai posé quelques questions à Gérard Courtois, nouveau directeur de la rédaction. Il y répond ci-dessus.’

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