Domingo, 17 de Dezembro de 2017
ISSN 1519-7670 - Ano 19 - nº970

ENTRE ASPAS > LE MONDE

Robert Solé

12/01/2010 na edição 572

‘Si un prix Nobel de bureaucratie existait, la France n’aurait aucun mal à le décrocher, grâce à l’invention du double trait d’union.

L’histoire est très simple. Depuis le 1er janvier 2005, les parents peuvent donner à leurs enfants soit le nom du père, soit celui de la mère, soit les deux. Mais ce nom composé ne peut être transmis à la génération suivante, contrairement à des patronymes établis, comme Joliot-Curie ou Ledru-Rollin. Alors, pour éviter la confusion – et c’est là que le génie français se manifeste – une circulaire a imposé, sur les registres d’état civil, un double trait d’union aux bénéficiaires de la loi. Par exemple Dupont–Durand. Trouvant la chose grotesque, des parents ont saisi la justice. Celle-ci a mis cinq ans pour leur donner raison : on va finalement tirer un trait sur le double tiret.

Nos nobélisables avaient-ils besoin d’inventer un nouveau signe de ponctuation ? La langue française n’en manque pas. Chaque famille aurait pu choisir le plus adapté à sa situation : Dupont & Durand pour les couples très unis, Dupont ? Durand pour les indécis, Dupont@Durand pour les branchés et, bien sûr, Dupont = Durand pour les défenseurs de la parité.’

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