Sexta-feira, 26 de Maio de 2017
ISSN 1519-7670 - Ano 19 - nº943

VOZ DOS OUVIDORES > LE MONDE

Robert Solé

13/03/2007 na edição 424

‘Dimanche soir 11 mars, quelques instants avant son intervention télévisée, Jacques Chirac a comme une illumination. Se surprenant lui-même, il décide d’ignorer son texte, dont chaque mot a été pesé au trébuchet. Il va improviser.

‘Mes chers compatriotes, vous savez combien la France… Je connais vos craintes, vos espoirs, vos attentes… Ce soir, je veux vous expliquer pourquoi je sollicite un nouveau mandat, qui sera le dernier…’

Dans le salon de l’Elysée, c’est la stupéfaction. Ministres et collaborateurs du chef de l’Etat se dévisagent d’un air ahuri. Au premier rang, Bernadette esquisse un sourire. Jean-Louis Debré, les yeux embués de larmes, frétille sur sa chaise, déjà prêt à remonter sur le perchoir. Jacques Chirac se sent rajeuni de quinze ans. Il imagine la tête de ses adversaires, l’ébahissement des commentateurs…

La tentation a duré quelques secondes. ‘Monsieur le président, c’est bientôt à vous.’ Jacques Chirac se racle légèrement la gorge. Il fixe le prompteur, la France dans les yeux. S’efforce de sourire, en pensant à Claude. La lampe verte s’allume. ‘Mes chers compatriotes…’’

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