Terça-feira, 16 de Julho de 2019
ISSN 1519-7670 - Ano 19 - nº1045
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VOZ DOS OUVIDORES >

Robert Solé

17/03/2009 na edição 529

‘Une journée nationale de mobilisation ne se décide pas au hasard. Si les syndicats ont choisi le jeudi 19 mars, c’est parce que la France organise la veille sa neuvième Journée du sommeil. Mercredi, on dormira à poings fermés, pour mieux défiler jeudi, le poing levé.

Les autorités sanitaires ne cachent pas leur inquiétude. Les Français dorment de moins en moins, peut-être en raison des écrans qui occupent leurs esprits : une moyenne de 6 h 52 par nuit et 7 h 50 le week-end. Ce qui fait des semaines de 48 heures à peine, que l’économie du corps social ne peut supporter. En un demi-siècle, nous avons perdu en moyenne 1 h 30 de sommeil. Le déficit s’accumule dangereusement. ‘Il n’y a pas de baguette magique pour résoudre la crise’, a dit François Fillon, dans un énième discours soporifique, sans grand effet. Tout juste a-t-il arraché quelques bâillements.

Cela fait un moment qu’on nous raconte des histoires à dormir debout : pouvoir d’achat, plein-emploi, mondialisation heureuse… Sur l’écran noir de nos nuits blanches, les rêves se sont envolés l’un après l’autre. Le marchand de sable passe et repasse, sans succès. On ne va pas tarder à sonner le réveil. C’est déjà jeudi.’

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